BURET Gilles

Lieutenant d'infanterie
° 29.03.1787 St Pierre d'Allonne (50)
† 28.10.1824 Figuières (Espagne)

Gilles BURET, né le 29.03.1787 à St Pierre d’Allonne, fils de Pierre-Paul BURET et de Françoise LEMARCHAND,  est l’avant dernier d’une famille de 7 enfants.
Appelé au service par tirage au sort pour la circonscription de 1806, il fut des 203 conscrits originaires de la Manche affectés au 63ème Régiment d’Infanterie de Ligne.
De St Lô, où ils sont regroupés, tous les conscrits de la Manche partent le 12.02.1807, pour Belfort.
Arrivés à Belfort, les conscrits forment le 3ème bataillon et partent rejoindre le régiment qui combat en Prusse orientale, avec la Grande Armée, sous les ordres du colonel MOUTON-DUVERNET.
Après cette campagne d’Allemagne (1807-1808), le 63ème traverse la France pour la campagne d’Espagne (1808-1814).
Gilles BURET est nommé sous-lieutenant en avril 1814, il arrive à Metz en août où il est démobilisé.
Il rentre dans ses foyers à St Pierre d’Allonne en septembre de la même année.
Rappelé pour les Cents jours en avril 1815, il est blessé d’une balle dans la cuisse en juillet, libéré le 03.10, il rentre dans la Manche le 11 du même mois.
Nommé lieutenant au 40ème régiment d’infanterie de ligne par décision du 02.04.1823, Gilles BURET fut à nouveau appelé au service actif. Il rejoignit son unité à Grenoble et, le 12 mai, il fut reconnu dans son nouvel emploi au 3ème bataillon, 2ème compagnie.
Le 10.07.1823, le lieutenant quitte Grenoble pour une nouvelle campagne en Espagne.
Après la capitulation de Lerida (19.10.1823), le régiment fut désigné pour faire partie de l’armée d’occupation : il séjourne à Barcelone du 2 au 22 décembre et, le 28, il arrive à Figuères pour y tenir garnison.
Au printemps 1824, une « fièvre intermittente, sorte de maladie endémique » attaqua les troupes (400 malades). Atteint par cette fièvre, Gilles BURET entra à l’hôpital militaire de Figuères le 18 août et y décéda le 28.10.1824.
Il fut inhumé en terre espagnole bien loin de ses terres normandes.

Source :
Souvenir d’un conscrit du premier empire
Gilles BURET
Par Jean BARROS
Revue du département de la Manche

En Normandie, il n’y a qu’une chose qui peut être haute ou basse : c’est la mer.

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