A la recherche du chaînon manquant

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Qui n'a jamais eu envie de partir à la recherche de ses ancêtres, de retrouver ses racines, de savoir qui ils étaient, ce qu'ils faisaient, où ils vivaient.

La recherche généalogique demande l’obstination et la patience d’une enquête policière.
C’est une occupation passionnante, par définition non limitée dans le temps et l’espace et en tous les cas, une excellente école d’humilité.

A la découverte de sa généalogie, on part généralement de soi en gardant son nom de famille comme seul axe de recherche, c'est l'ascendance en ligne directe également appelée généalogie patronymique.
Ensuite la généalogie collatérale (Frères, Oncles, Cousins, ...) permet un recensement élargi de chacune des générations présentes.
Les papiers de famille (Contrats de mariage, titres de propriétés, faire-parts, ...) ainsi que les photos sont des documents précieux qui permettent d'étoffer la recherche et de justifier les sources.

Lorsqu’on possède des racines normandes et qu’on s’active à les explorer, il existe une certaine chance d’en mettre une à jour qui conduise à une figure illustre de la province, voire du Duché de Normandie.
En pareil cas, la suite des recherches prend une toute autre tournure. Du plaisir particulier, la généalogie passe au domaine de l’intérêt général, quasi historique.
Le chemin est long, semé d’embûches mais quel plaisir de découvrir parmi ses ancêtres des gens illustres ;
Il est tout aussi agréable de remonter une génération moins noble mais qui nous a donné beaucoup plus de mal à découvrir.
Chaque histoire est passionnante.

La généalogie nécessite d’être toujours à la recherche d’une preuve, de ne pas céder à la facilité en recopiant ce que l’on trouve ici ou là, la généalogie n’aime pas l’approximation ni même la falsification que certains généalogistes du XIXe siècle ont utilisé pour établir des généalogies flatteuses moyennant finance.
Le tout est de faire les recherches avec le plus de sérieux possible, personne n’est à l’abri d’erreurs mais essayons de les limiter au maximum.

Quelques repères historiques et chronologiques :


10 août 1539 : L’ordonnance de Villers-Cotterêts constitue le premier pas vers l’enregistrement des actes : elle rend obligatoire, pour le curé de chaque paroisse, la tenue d’un registre d’enregistrement de tous les baptêmes.
1576 : L’ordonnance de Blois étend l’obligation d’enregistrer, en plus des actes de baptêmes, tous les actes de mariages et de sépultures.
1667 : L’ordonnance de Saint-Germain-en-Laye rend obligatoire l’enregistrement des actes en deux exemplaires.
Si le premier exemplaire est conservé au sein de la paroisse, le second doit impérativement être transmis au greffe du bailliage le plus proche.
Septembre 1792 : Création des registres d’état civil qui remplacent les registres paroissiaux.
Le maire enregistre dès lors naissances, mariages et décès.
Une collection de registres est conservée en mairie, une seconde, conservée aux seins des greffes des tribunaux.
Les tables décennales récapitulent dès lors dans chaque commune, et sur des registres séparés, tous les actes enregistrés, par catégorie, et dans l’ordre alphabétique des patronymes.
1793-1806 : Utilisation du calendrier républicain.
1798-1800 : Entre le 13 fructidor an VI et le 7 thermidor an VIII, les mariages sont exclusivement célébrés tous les dix jours (décadis) au chef-lieu de canton.

Chercher ses racines, c'est au fond se chercher soi-même : qui suis-je ? Quels sont les ancêtres qui m'ont fait tel que je suis ? Des noms d'abord, des dates, quelques photos jaunies ou, avec plus de chance, un testament, une lettre.

Claude Levi-Strauss
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