de NORMANDIE Guillaume 1er le Bâtard dit le Conquérant

7ème Duc de Normandie et 1er Roi d'Angleterre
° 12.1027 Falaise (14)
† 09.09.1087 Rouen (76)

Guillaume est né vers 1027 à Falaise d’une liaison de Robert II le Libéral avec Herleva (Arlette) fille d’un habitant de Falaise, sans doute peaussier, ce qui valut à Guillaume le surnom de Guillaume le Bâtard.

Avant de partir pour un pèlerinage des Lieux Saints, Robert, sans doute prévoyant, voulut régler sa succession. C’est le jeune bâtard Guillaume, fils d’Arlette, alors âgé d’environ 7 ans, qui fut présenté aux barons normands comme l’héritier de la couronne ; ils l’acceptèrent unanimement. La tutelle de l’enfant mineur fut confiée à Gilbert de BRIONNE.
Quelles qu’eussent été les précautions prises, la mort de Robert le Libéral, survenue en Asie mineure en juillet 1035, donna le signal de troubles extrêmement graves.
L’écrasante victoire remportée au Val-ès-Dunes sur la coalition des vassaux et des agents rebelles marquent la fin d’une période agitée. C’est aussi vers 1046-1047 que Guillaume parait assumer totalement le gouvernement de l’état normand.

En 1049, à Eu, Guillaume épouse sa cousine, Mathilde, la fille du comte Baudouin V de Flandre, malgré l'opposition pontificale, et pour renforcer le pouvoir ducal ailleurs qu'à Rouen, Guillaume va faire de Caen sa seconde capitale en y construisant sa résidence vers 1050. Le pape Léon lèvera son interdiction dix ans plus tard à condition que les époux construisent deux monastères, l'Abbaye aux Hommes et l'Abbaye aux Dames de Caen. Ils auront au moins dix enfants dont quatre fils.

En 1051, lors d'une visite de Guillaume à son cousin le roi d'Angleterre, Édouard le Confesseur, resté sans héritier, celui-ci aurait alors promis sa succession au Duc de Normandie. (Voir les Ducs de Normandie
Pourtant, à la mort d'Édouard le confesseur le 5 janvier 1066, Harold déclare que ce dernier lui a promis la Couronne sur son lit de mort. Le Witenagemot (l'assemblée des notables qui dirige le royaume) approuve son couronnement, qui a lieu le lendemain, il devient Harold II roi d’Angleterre.
Déterminé à faire prévaloir ses droits, Guillaume s'assura le consentement du pape Alexandre II et entreprit la conquête de l'Angleterre, accompagné de nombreux barons normands.
Les deux armées s'affrontent à la bataille de Hastings, près de ville de Battle, le 14 octobre 1066. Harold est tué, et son armée mise en déroute.
Cette victoire assurait au duc normand le contrôle de l’Angleterre méridionale, au sud de la Tamise. L’armée normande se remet en route vers Londres et le Conquérant reçoit la couronne anglo-saxonne le 25 décembre 1066 dans l'abbaye de Westminster.
Les vingt années qui suivirent le sacre de 1066 ont été marquées, pour Guillaume, par des difficultés sans cesse renaissantes mais tandis que ces événements occupaient le devant de la scène, un immense travail se faisait, qui, de l’un et l’autre côté de la Manche, transformait en profondeur l’Angleterre et parachevait l’organisation de l’Etat normand.

Le 1er novembre 1083, disparait la reine Mathilde qui semble avoir été pour Guillaume, pendant quelque trente ans, une compagne aimée, un appui moral et peut-être une collaboratrice politique.
A la fin de juillet 1087, alors qu’il chevauchait dans la ville de Mantes, prise et livrée aux flammes, Guillaume fut pris d’un malaise – ou peut-être victime d’un accident. Ramené à Rouen, puis transportait sur sa demande au prieuré de Saint-Gervais, le roi y fut soigné mais son état ne cessa d’empirer, il expira le 9 septembre 1087.
Conformément à son désir, il aura sa sépulture dans l’Abbaye aux hommes à Caen.
Avant de mourir, il pardonna à son fils rebelle Robert COURTEHEUSE et confirma la donation, qu’il lui avait consentie naguère, de la Normandie.
Au cadet, Guillaume, – Richard étant mort depuis longtemps –, il léguait le royaume d’Angleterre ; Il lui fit remettre les insignes royaux et l’envoya, sans plus attendre, outre-manche.
Au troisième, Henri, il laissait une somme d’argent considérable.

Sosa du côté maternel et paternel

côté maternel et paternel

Oublier ses ancêtres, c’est être un ruisseau sans source, un arbre sans racines.

Proverbe chinois
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