Vert Cotentin

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Le Cotentin, c’est le « bout du monde » en Normandie, la presqu’île trop souvent oubliée dans des voyages rapides parce qu’elle ne mène nulle part ailleurs qu’en ses propres chemins. C’est le contraire, pourtant, d’un finistère rugueux et inhospitalier. Le Cotentin est un pays de douceur, dans son humidité fine qui tempère ses hivers, parmi les plus cléments de France, comme dans ses jours les plus radieux qui tamise ses lumières.
Pays de douceur aussi dans ses paysages épurés que noient le bocage et la verdure sans rompre les alignements des collines et des buttes, et sans effacer totalement les taches brunes ou jaunes des landes. Pays d’attachement et de retenue chez ses habitants qui aiment leur terre.
Le littoral du Cotentin est très varié. Il commence, à l’est, dans la monotonie des longues plages d’Utah-Beach, qui s’adossent à un arrière-pays opulent, le plateau de Sainte-Mère Eglise. Il se prolonge par la côte du Val de Saire : une très belle rade pour le nautisme, la curiosité de l’îlot de Tatihou autour du petit port de Saint Vaast la Hougue ; un beau point de vue à la Pernelle ; une plate-forme conquise par les cultures légumières jusqu’à Barfleur ; puis, au nord, quelques falaises de rochers autour de petites plages pour dominer la rade grandiose de Cherbourg.

La Hague forme le seul finistère de Normandie, dans l’âpreté de sa plate-forme gréseuse basculée vers le nord. Au large passent les courants dangereux du raz Blanchard. Les vagues viennent mordre les falaises du nez de Jobourg, mais les anses d’Ecalgrain, du Houguet et de Vauville s’intercalent entre les murs rocheux et barrent, par de belles plages ourlées de dunes, des falaises couronnées de bruyères qui dominent ces sites encore sauvages, auprès desquels se dresse l’usine de la Hague.
Plus au sud, quelques belles falaises, celles de Flamanville et de Carteret, interrompent encore deux fois la monotonie des longues plages de sable qui courent jusqu’à Granville et au Mont-Saint Michel.

La côte du Cotentin, beaucoup plus variée encore que ne le suggère cette description sommaire, est incroyablement belle.
L’intérieur de la péninsule nous fait découvrir une harmonie des paysages ruraux qui juxtaposent les bocages serrés des hauteurs de Bricquebec, les grands et riches herbages du plateau de Sainte Mère Eglise, les larges marais de la Douve, du Merderet, de la Taute, les buttes landeuses autour de la Haye du Puits.
La plupart des belles demeures rurales, dispersées, ont été sauvegardées.
Nous y reviendrons, pour le plaisir, à diverses occasions …


En Normandie, il n’y a qu’une chose qui peut être haute ou basse : c’est la mer.

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